Les R30 de François

Ma passion des Renault remonte à la nuit des temps, pour faire simple en 1980 lorsque je cherchais une voiture tractrice pour la remorque qui me permettait d’emmener mon Alpine au départ des courses de côtes régionales.

J’ai donc jeté mon dévolu sur une vénérable R30 TS de 1976 bleue foncé qui venait de Dijon en remplacement d’une R25 que mon copain préparateur avait vendu à un de ses clients, elle m’avait coûté 3000 francs de l’époque. Après un certain temps à son volant et quelques centaines de litres de super plus tard, il a fallut faire l’embrayage. Ensuite les choses se sont compliquées car ayant une boîte 4, le moteur prenait un peu trop de tours notamment sur l’autoroute et il y eu le bris d’une soupape d’où percement du circuit d’eau de culasse donc remplacement du moteur.

N’ayant rien de compatible sous la main, nous nous sommes rabattus sur un cœur provenant d’une Alpine A 310 V6, 155 cv cela ne se refuse pas.

L’âge venant en même temps que les responsabilités au sein de l’entreprise familiale, il a fallut se résoudre à mettre en exergue les courses. Aussi l’utilité du V6 n’avait plus lieu d’être, c’était donc une évidence de se tourner vers le modèle Turbo diesel qui était une ancienne garantie or Renault de 155 000 kms moteur échange standard 35 000. Il serait trop long d’énumérer les réparations aussi bien mécanique que de tôlerie effectuées dessus tellement la liste est longue.

Cette vénérable grand-mère a terminée sa vie en 2010, un ultime joint de culasse aura eu raison du moteur à 505 000 kms sans parler du cancer généralisé qui rongeait sa tôle. Bien sûr, tout ce qui était réutilisable a été démonté et stocké dans l’attente d’une greffe ultérieure.

Il n’aura pas fallut attendre longtemps pour que l’espoir renaisse avec l’achat d’une

R20 et R30

R20 Turbo diesel  de 1983 trouvée dans la banlieue de Grenoble, 87 000 kms d’origine, mécanique 20 000, une affaire ! Après quelques péripéties de remise en route (merci au regretté Martial et à Jean-François), cet avion de chasse donna des signes de fatigue au niveau de la boîte dans laquelle il a fallut changer les bagues de synchro de 2eme et bien sûr l’embrayage. Ces longues années d’arrêt n’ayant pas arrangé les choses, la direction assistée a dû être elle aussi remplacée.

La saga aurait pu avoir un coup d’arrêt définitif mais passion quand tu nous tiens, j’avais toujours en moi ce désir secret de trouver une belle R30 de 1981 semblable à celle qui avait partagée ma vie durant tant de longues années. L’affaire fut conclue à Perpignan par la découverte d’une voiture certes kilométrée mais sur laquelle avait été faites de multiples greffes qui, l’avenir ne l’a pas démenti, l’avaient rendu économique et fiable.

Son achat a permis de mettre en sommeil la R20 pendant 3 trop longues années, le temps de lui refaire une beauté. J’avoue que le résultat a répondu à mes attentes, elle n’a pas à rougir dans les expositions.

Gageons que les contrôles techniques que l’une et l’autre auront encore à subir leur permettront de dévorer du bitume encore longtemps.

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